- Présentation -

« L’important c’est de trouver ce que vous n’attendiez pas. »
Cette réflexion du physicien Samuel Ting m’a interpellée concernant ma démarche artistique.
Mon écriture s’apparente plus à une improvisation structurée qui prend sens au fil des mots. Telle une exploratrice, je boude l’autoroute pour des chemins de traverse, mais ces multi raccourcis n’excluent pas le vagabondage, bien au contraire, car plus le but est flou plus l’acting out est dense. Sur un plan tridimensionnel, l’ouvrage convoque les mots, la musique, l’image. Mais c’est entre les lignes, hors champ, que le destin du texte, dans son ensemble, se joue. C’est dans cette dimension invisible que je tente d’insuffler du primitif. Comme une moelle épinière, il court dans l’os des mots, les anime et les hallucine avec une force que je veux parfois dérangeante pour forcer l’attention et oser l’improbable. C’est un peu comme une aventure épistolaire, les lettres étant celles qui dansent sur la ligne, celles qui s’accrochent les unes aux autres pour créer des mots, les mots des phrases pour la cadence bien sûr, la cadence pour les vibrations de l’image, l’image d’où pourrait surgir ce que je n’attendais pas.
Catherine Leprince

- Cisaille et autres petites coupures -

« Chasseur de spleen, dans le labyrinthe, il lève la brume et sous tes semelles des majuscules jusqu’au bout de ton rêve, que tu regardes dévaler la vallée à grandes enjambées. »
Ce triptyque poétique est une invitation à débusquer sa « chambre désobéissante ». C’est la voie du poète menant au maquis pour dénoncer toute forme d’endormissement.

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- Je porte plainte -

« Je vais le faire pour toi Cécile, pour te sauver en t’emmenant avec moi sur la crête. Tu laisseras tes mots danser seuls sur l’écran, tu abandonneras tes repères caillés pour des chaussées océaniques. Viens, fusionne avec moi, je serai ton nègre, ta marchande de voyelles, ta chair en costard. Viens, affûte une dernière fois mes armes paresseuses, et laisse-toi bronzer sous mes réverbères. Si tu as la trouille, je te tricoterai du chahut dans ta logique et... logiquement ça marche. »
Au fil des mots, ce récit s’apparente à un monologue halluciné dans lequel chaque corridor, chaque nouvelle rencontre conduit à une impasse relationnelle. Pour savourer pleinement les méandres de l’univers métaphorique et poétique de Cécile, il faut accepter de se laisser guider par la narratrice, comme jadis on s’abandonnait aux délicieux frissons du train fantôme.

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